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Un hiver qui ne finit pas

Un hiver qui ne finit pas - Lolitta Parizeau

C’était un hiver dont je ne voyais pas la fin, et je m’ennuyais vraiment. Annabelle m’a appelée pour me proposer de venir me chercher et que nous allions nous promener. Ses arguments étaient simples et efficaces : nous avions besoin de bouger, sans cela, nous prenions le risque de nous transformer en statues de glace. Elle n’avait pas tort et j’ai chaussé mes bottes les plus chaudes, je me suis couverte au mieux de la tête aux pieds. Cette préparation m’a pris une vingtaine de minutes. La sonnerie de mon téléphone retentit du tréfonds de la poche intérieure de ma doudoune et j’ai mis quelques secondes avant de dégager l’appareil de son rangement. Il avait fallu, aussi, que j’enlève mes gants. Après avoir abaissé mon tour de cou, qui me couvrait la bouche et le nez, et mon chapeau, j’ai pu entendre et répondre à Annabelle.

Elle venait de recevoir sa livraison, car elle avait commandé un Abris d'hiver longueuil deux jours auparavant. Je me suis dévêtue, j’ai fait chauffer de l’eau dans ma bouilloire électrique, j’ai bu une infusion. Des coups retentirent à ma porte. Cela ne pouvait qu’être mon amie. Elle connaissait le moyen d’ouvrir ma porte sans que j’aie à me déplacer. J’ouvris et je la vis. Un rire partit du fond de ma gorge ; je n’ai pas pu le réfréner. Elle ressemblait à un bonhomme pour une publicité de pneus. Elle ne se formalisa pas de mon amusement, et je me suis habillée pendant qu’elle buvait un café. Quand elle me regarda, un sourire étira ses lèvres puis le rire fusa, aussi inextinguible que le mien.

Elle me proposa de m’amener devant le miroir de mon entrée. Placées l’une à côté de l’autre, nous étions comme deux reflets de couleur différente, assorties jusqu’à nos bottes et nos couvre-chefs. Tout comme elle, j’avais des allures de réclame pour des pneumatiques. Accoutrées de cette façon, nous avons affronté le froid sans en ressentir les effets désagréables. Notre marche de deux heures m’amena à découvrir de splendides paysages enneigés. J’ai pris quelques photographies de ces instants magiques. Des rayons de soleil dessinant la silhouette des arbres sur le fond blanc immaculé de la neige, un oiseau perché sur une branche, un bosquet finement éclairé par la lumière hivernale… Mes clichés étaient très jolis, surtout grâce aux sujets que j’avais choisis. De retour chez moi, je les ai contemplés et j’ai décidé que je retournerais marcher dès le lendemain.

À propos de l’auteur :

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Les langues, c’est ma passion: anglais, français, espagnol et même allemand. Quel bonheur que d’apprendre et de découvrir par l’apprentissage de nouvelles cultures! Comment j’apprends les langues au quotidien? Eh bien, tout simplement par le biais du net...et des voyages. Ce blogue, ce sera donc un endroit ou vous pourrez en apprendre davantage sur mes passions. Bienvenue!