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Une amie vengeresse

Une amie vengeresse - Lolitta Parizeau

Une de mes amies avait été une enfant adoptée. Du plus loin de mes souvenirs, elle m’avait toujours semblé heureuse. Elle avait reçu beaucoup d’amour de son père adoptif. Sa mère adoptive avait été un peu plus stricte, mais elle lui avait laissé en héritage, plein de connaissances, et tout un savoir qu’il est nécessaire à nous tous, d’avoir aujourd’hui pour espérer avoir un futur stable. Elle était encore jeune quand sa mère adoptive décéda. Son père adoptif, envahi par la tristesse, ne resta pas longtemps parmi nous. Elle se retrouvait de nouveau orpheline à moins de 20 ans. Ces malheurs auraient pu s’arrêter à ce niveau, si la famille de son père adoptif n’était pas venue récupérer toute la part du patrimoine laissée après le décès de celui-ci. Elle se retrouvait presque à la porte, lorsque ma mère avec son grand cœur, lui ouvrait la sienne, afin qu’elle puisse continuer à vivre dignement. Elle avait certes perdu tous les biens de ses parents adoptifs, mais c’était sans savoir que les biens les plus précieux, n’étaient pas entre les mains de ces faux oncles et tantes. Ils allaient goûter, en quelques années, à la vengeance froide d’une fille qui ne fera que répondre au respect et à l’éducation qu’elle avait reçue de ses parents adoptifs, qu’elle adorait tendrement.

En moins de cinq ans, elle s’était bâti un empire immobilier. Elle possédait une poigne de fer qui lui venait de sa mère. Elle avait sous sa charge, la vie de plus de 2000 personnes, et comptait agrandir son cercle en dehors du Québec. La sixième année, je ne sais pourquoi, elle s’attaqua à la reprise de tout le patrimoine de ses parents adoptifs. Elle ne laissa pas une miette à la famille de son père. Elle m’appelait un matin, alors qu’elle devait partir pour l’étranger, pour savoir si j’étais d’accord pour travailler pour elle. Je lui répondais par l’affirmative, mais je ne savais pas vraiment ce qu’elle voulait que je fasse. Pour elle, c’était très simple. Elle voulait tout simplement que je m’occupe de la gestion du patrimoine de tous les biens que lui avaient laissés ses parents. Elle ne voulait en aucun cas, que ce patrimoine soit confondu avec celui de ses affaires. Elle me fixait un rendez-vous la semaine suivante, pour me donner toutes les directives, afin de gérer au mieux l’héritage de ses parents. Je me disais que c’était une femme qui avait fini par avoir les dents trop longues.

À propos de l’auteur :

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Les langues, c’est ma passion: anglais, français, espagnol et même allemand. Quel bonheur que d’apprendre et de découvrir par l’apprentissage de nouvelles cultures! Comment j’apprends les langues au quotidien? Eh bien, tout simplement par le biais du net...et des voyages. Ce blogue, ce sera donc un endroit ou vous pourrez en apprendre davantage sur mes passions. Bienvenue!